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tortuluth

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C'est n'être bon à rien que n'être bon qu'à soit, répétait sans cesse ce bon vieux Voltaire, et vous ? vous faites quoi pour moi ?

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Vacances

J'avais pensé arrêter d'écrire et puis ça me démange.
Alors je pianote une minute pour remercier tous ceux qui ont fait de cette année une succession de moments forts. Céline donnera naissance cet hiver à notre deuxième enfant (fille? garçon?) et dans notre maison qui prend peu à peu tournure nous fêterons en famille le Noël 2011.
N'hésitez pas à toquer à la porte (pas de sonnette), une maison, c'est fait pour accueillir.
Bonnes vacances et rendez-vous en septembre pour une nouvelle année à fond les ballons!


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#Posté le mardi 12 juillet 2011 12:52

Un été 2010

Bilan:
-Bordeaux, Paris, Les Bruyères, Lège, Portiragnes, Alès, Malataverne, Vialas, Londres.
-Des amis retrouvés, visités et embrassés.
-Des enfants qui grandissent.
-Des souvenirs plein les yeux et des projets communs.
-Tout ça sans _ lol mdr ;) .) :) ^_ non! en vrai!

Vivement 2011
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#Posté le dimanche 15 août 2010 14:07

Dorian Coulon dort en Couillon

Dorian Coulon dort en couillon

Les chiffres bleus indiquent dix sept heures trente quand j'entre dans le hall de Judaïque.
J'ai une patate d'enfer.
Yannou a dit muscu à dix huit heures (ou peut être pas ?), mais j'aime bien arriver avant ; histoire de soulever un peu de fonte à l'arrache quoi.
Je range mon i-pod dans la poche de mon jean et me dirige sourire aux lèvres vers le gars à lunettes appuyé derrière son tourniquet en inox.
Il me regarde comme si c'était la première fois qu'il me voyait. Je lui mets sous les yeux ma carte Girondins de Bordeaux en cachant les chiffres 2007-2008.
-Bonjour !
Il réfléchit un instant, l'air embêté et lâche.
-Y'a personne.
Je réponds, empruntant mon air le plus niais.
-Oui, hum, je sais ; je suis un peu en avance en fait.
Le gars me toise, il se redresse et souffle. Je vois ses grosses joues se gonfler et je pense un instant que son doigt va appuyer sur le bouton vert, entraînant le tourniquet et moi par la même occasion.
Au lieu de ça, l'air franchit ses lèvres humides en un long souffle de buffle et il dit simplement.
-Faut attendre Yann.
Mon sourire n'a pas quitté mes lèvres lorsque je fais demi tour et me dirige vers l'unique banc pour patienter. Avec l'âge, je pense que je deviens patient. C'est que j'ai dix huit ans maintenant, merde !
Cinq minutes passent sans que rien n'arrive. J'ai vissé mes écouteurs au fond de mes oreilles et rangé mon sourire au vestiaire. J'ai adopté l'attitude de tous ceux qui, comme moi ,attendent.
Je tourne la tête. Le gardien benêt n'est plus là. Si j'osais...
Il me suffit d'avancer, d'appuyer sur ce bouton et puis à moi la bonne odeur de sueur !
Je reste assis malgré tout. Qu'est ce que je suis sage putain.
Tout à coup j'entends qu'on m'appelle, d'un ton amical et posé. C'est l'agent logé qui s'adresse à moi avec amour.
-Oh ! T'es aux Girondins ? Eh ! Y a rien ce soir mon gars.
Je tourne la tête et feins de n'y rien comprendre.
-Moi ? Comment ? Ah bon ? mais...
-Y a pas de mais, y a pas d'entraîneur, pas de créneau, tu viens pourquoi ?
Aucun mensonge ne naît au fond de mon esprit ingénieux. Alors je réponds :
-Pour la muscu.
Il scrute une feuille (le planning ?) et secoue la tête, l'air sûr de lui.
-Tss-tss, non, non, tu peux pas y aller tout seul. Pas de Girondins cette semaine.
Je sens la déception m'envahir. La fonte, c'est un peu ma passion du moment après tout.
Il s'éloigne et disparaît, aspiré par les vestiaires que je ne verrai décidément pas ce soir.
Je rassemble mes affaires et me lève, direction la sortie. Les choses, on ne me les répète plus, je suis devenu raisonnable depuis peu.
Mais alors que je rejoins la porte vitrée, je tombe nez à nez avec Ludo. Il s'adresse à moi, la gueule enfarinée
-Tiens ? t'es là toi !
Son ton ne me dit, ni si ma vue le réjouit, ni si elle l'emmerde et encore moins s'il s'en fout complètement.
Du coup, je joue les utiles et laisse filtrer l'information de la soirée.
-Ouais, mais...tu vois... on peut pas entrer.
La nouvelle a sur lui un effet considérablement opposé à celui auquel je m'attendais. Il devrait me regarder, d'un air désolé, tourner les talons et m'emboîter le pas vers le panneau « POUSSEZ ».
Au lieu de ça, il continue d'avancer juste après m'avoir adressé ce qui ressemble à un « ouais, pff ».
Dans le doute, je le suis, comme un petit chien. Nous atteignons le tourniquet, il appuie sur le bouton, nous passons, comme un seul homme. Ça y est, nous sommes dans la place !
Dans le vestiaire, je me sens comme un délinquant. J'ai désobéi et enfreins un ordre. Punaise, et moi qui me croyais devenu grand. En fait je suis un rebelle, c'est tout. Et aller contre sa nature, c'est pas bon pour la santé des neurones. J'ai lu ça dans une revue scientifique une fois. Je laisse Ludo sortir le premier et je lui colle aux basques, histoire de...
Une fois dans la salle de muscu, je ne suis plus le même. L'odeur m'excite. Un mélange de transpiration, de crasse et de moisissure. Quand j'entre ici, je pense à Rocky et à Conan. Un mélange d'images de corps huilés et de citations barbares embrume mon esprit. Je secoue la tête, pas le temps de rêver, j'ai déjà de la chance d'être là.
Ludo est déjà par terre, plié en deux, les abdos au travail et le cerveau posé à l'entrée. Je me dirige vers mon appareil de prédilection : le dév couch.
Je m'allonge, tends les bras et effectue ma première flexion. Putain que c'est bon ! Je n'ai pas vraiment de programme en tête, mais j'ai la forme, alors je continue à pousser. Je me fixe des objectifs raisonnables : dix séries de trente répét' à soixante cinq kilos. Combien de temps cela me prendra t-il ? J'en sais rien ! Je m'en fous !
Au bout de la quinzième répét', je pose la barre, satisfait (c'était quoi déjà mon objectif ?).
Ludo se gaine au milieu de la salle. J'aime cette ambiance humide et confinée. Je me dirige vers la vitre et mâte rapidement les blaireaux qui se tordent dans le grand bassin en dessous. Le public, c'est vraiment des gens que je ne comprends pas. Se posent ils d'importantes questions quand ils nagent au moins ? J'espère, sinon, je ne vois pas l'intérêt. Ça me rappelle que j'en ai une à poser à Ludo, elle m'est venue dans le hall pendant que j'attendais, à l'époque où j'étais raisonnable. Ludo me rejoint près de la vitre, il commence à transpirer comme il faut ! J'en profite pour lui soumettre mon interrogation.
-Dis-moi, tu penses qu'il existe des planètes gazeuses avec des arbres dessus ?
Il m'entends, j'en suis sûr. Il doit réfléchir. J'ai bon espoir qu'il me formule une réponse solide. Ça me permettrait de passer à une autre question. Au bout d'une minute, il se tourne vers moi et lance, d'un air mi-enthousiasme, mi-résigné :
-Allez, on va pousser un peu maintenant.
Il ne m'a pas écouté, mais je m'en fiche, j'ai maintenant un partenaire de fonte. Je vais lui montrer ce que je sais faire. Pendant une seconde, j'ai envie de lui demander –eh ! si on essayait de soulever tous les poids de la salle ?- je me retiens, Ludo risquerait de me prendre pour un rigolo. Enfin je pense.
Il se lance dans une série facile, longue et chiante. Je le relaie. Dix minutes passent dans un silence juste troublé par le bruit de la barre glissant le long des tubes d'acier. Je n'ai mal ni aux bras, ni aux pecs. C'est pas le top quoi. Pour y remédier, je fais du tirage dos entre les séries. Ça me fait transpirer, j'aime bien.
Mais alors que je bois un coup et que ma question d'arbres sur les planètes gazeuses me retraverse l'esprit, j'entends des pas derrière moi.
-Eeeeyyyyyyyyyyyyyyy !
Je me tourne, c'est Baudoin. Il me serre la main en regardant ailleurs et me demande comment ça va en se dirigeant vers son frère auquel il fait la bise.
Je demande.
-Ils t'ont laissé entrer en bas ?
-Ouais, j'ai dit que je venais récupérer les plaquettes de Ludo. Bon alors –il se frotte les mains- on se les fait ces pecs ?
Il se colle sous la barre et effectue ses premières répétitions. Comme son frère, il a du poser son cerveau à l'entrée. J'aimerais savoir faire ça. Mais je suis si mûr pour mon âge, tellement sérieux, ça me donne le tournis parfois.
Une fois sa série terminée, Baud questionne à son tour.
-Et vous ? vous êtes rentrés comment ?
-Bah ! répond Ludo aussitôt.
-Moi, j'étais avec lui, dis-je simplement. Ce qui est la stricte vérité.
Nos réponses le contentent. Il ramasse des poids supplémentaires qu'il ajoute à ceux déjà en place sur la barre. Il s'allonge et commence à pousser, sans souffler (je savais bien que ça ne servait à rien !) en faisant des bruits virils et en prenant une couleur rougeâtre.
Une fois terminé, il se remet debout, l'air hagard et m'invite à prendre place. Je me couche à mon tour et pousse en imitant son style. J'ai les aisselles humides quand je raccroche la barre bruyamment.
Ludo est au milieu de la salle, silencieux, en gainage latéral, une main en l'air et les yeux fixés sur la pendule. Immédiatement, je l'imite.
Mais tandis que je suis « la verte » du coin de l'½il, j'entends comme des pas dans le couloir menant à la salle. Je reste immobile, ma position est parfaite. Mon sixième sens m'avertit cependant de me méfier de ces claquettes qui approchent. Aussitôt, je me tourne, dos à la porte et j'attends, suant et le c½ur cognant à mes oreilles. Le bruit s'amplifie. Je ferme les yeux, « il » ou « elle » va passer et s'éloigner, nous laissant à nos efforts laborieux. Oui, c'est sûr. Je m'en fais pour rien, comme d'habitude.
Sauf que les situations ne tournent que rarement à mon avantage, je dois me l'avouer maintenant que je suis grand et sur le chemin de la raison.
Le bruit de pas a cessé. Ouf ! c'est fini. Je jette un coup d'½il à la pendule et souffle. Mais, tandis que je me prépare à me relâcher sur le tapis crade, j'entends :
-Oh ! les gars !
Aussitôt, assumant la situation, je reprends ma position de gainage, tournant toujours le dos à la porte. Le dev' couch' ne s'est pas arrêté. De qui peut il bien s'agir ? J'ai mal au abdos, je n'ai jamais tenu aussi longtemps, je commence à trembler.
Et tandis que je prie pour qu'un Tom-tom ou un Berto se soit pointé avec l'intention de nous foutre la trouille, j'entends encore :
-Oh ! les gars ! oh !!!
Cette fois, la barre cesse ses allers-retours. Je rassemble mon courage et décide de ne toujours pas me retourner.
-Les gars, qu'est ce que vous faîtes là ? Y a pas de créneau club ce soir.
Je reconnais la voix de l'agent logé. Le même qui m'avait envoyé balader une demie heure plus tôt. Quelques secondes s'égrainent dans la salle devenue aussi silencieuse qu'une forêt d'arbres poussant sur une planète gazeuse.
Baud dit alors de sa voix la plus calme.
-On peut vraiment pas faire un peu de muscu ?
Et s'entend répondre, assez logiquement en fait :
-Mais, attendez les gars, je vous ai dit en bas qu'il n'y avait rien ce soir pour les clubs !
Je tourne et retourne dans ma tête les réponses à apporter à ce type. Assez rapidement, je m'aperçois qu'elles sont à chier. Je n'ai rien à lui répondre. Putain ! même Conan a toujours un plan B !
Ma seule alternative consiste à m'en remettre aux deux frangins. Après tout, c'est à cause de Ludo si j'en suis là !
Je relâche mon effort et me relève en silence. Ils me regardent tous les trois, comme si j'allais faire une déclaration solennelle.
Mais non.
Mon seul objectif à cette seconde est d'empêcher un putain de sourire niais de s'afficher sur mon visage. Je me souviens que quelqu'un m'a dit récemment qu'on ne pouvait pas toujours rigoler. Sur le moment j'avais trouvé ça con. Mais bizarrement, à cet instant et dans cette salle silencieuse je m'emploie à rester sérieux.
Quelques secondes passent, Ludo se gratte la tête, Baudoin repose ses poids l'air absent. Merde, je n'ai rien à faire moi ! Alors, pour me donner une contenance, je souffle. C'est vrai que ça fait du bien.
Etrangement, cela paraît attiser la colère du gars. Il s'avance vers nous et me toise, puis il me montre du doigt en sifflant :
« Bon, vous les gars, ça me déçoit, mais lui, lui ! Lui il se fout de ma gueule ! »
Je réponds avec aplomb :
« Mais, pas du tout en fait. »
Je me rends compte à cet instant que j'ai une tête à claque, cela ne fait qu'agrandir mon sourire. Une parade, il me faut une parade !
Baudoin vient à mon secours en donnant une explication rationnelle aux événements en cours :
« Non, mais Xavier, tu vois, nous on aime vraiment le sport, c'est pour ça. On est vraiment des passionnés... »
Ce dernier considère la phrase et nous met aussitôt à la porte.
Nous retournons aux vestiaires, penauds. Une fois rhabillé je me jure de respecter les règles que la vie nous impose.
J'ai dû encore mûrir aujourd'hui.
Demain, je rentre dans le rang, je suis les consignes, c'est promis, foi de Doran Couillon !









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#Posté le samedi 27 mars 2010 01:18

S*K*I

J'ai un an et:
-J'ai pris la voiture, le bus, l'avion, le bus, le train, la voiture: 17heures de voyage!
-Au passage, mon père est passé à la télé: la classe!
-J'ai fait de la luge, mangé de la neige et de la raclette!
-J'ai vu mon papi qui était gaga!
-J'ai repris tous ces moyens de transports dans l'autre sens: 9 heures!

La montagne...c'est le top!
Merci papi!
Bisous
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#Posté le mercredi 10 mars 2010 12:46

Allo lapin?

Un an de lalala, dada, papa, mamôn.
Depuis peu, on entend allô, lapin et non non non!
Un an d'expériences toujours nouvelles pour les nouveaux parents.
Un an que tu nous fait rire et que tu te construis.
Je t'entends marmonner dans ta chambre au lieu de faire la sieste, ça me rassure parce que je sais que sous peu, tu finiras par ronfler.
Dans une semaine, l'avion, la neige et le ski; encore des expériences par et avec toi.
Encore, encore, encore!
Bisous petit clown.
Papa
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#Posté le samedi 13 février 2010 04:23

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